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Perspectives du Sud : Bilan de la rencontre latino-américaine et caribéenne de l’intégration des peuples

Par Ines Franceschelli, point focal pour l’Amérique latine et les Caraïbes du GFC / Centre d’études Born

Les 22 et 23 février, une puissante réunion de militants sociaux, de syndicats, de partis politiques progressistes, d’organisations paysannes, indigènes et environnementales a eu lieu au Centre des congrès de Foz de Iguaçu, au Brésil, avec plus de trois mille participants issus de centaines d’organisations. débat dans leRencontre latino-américaine et caribéenne d’intégration des peuples.Parmi eux, plusieurs membres de la Coalition mondiale des forêts de la région ont joint leurs voix à la clameur d’un monde plus juste et solidaire, à la défense des droits des femmes et des sexualités non normatives, et à la dénonciation du génocide du peuple palestinien perpétré par Israël. et les États-Unis.

Ni la chaleur intense ni les difficultés logistiques n’ont empêché le débat sur toutes les questions économiques, politiques et culturelles nécessaires au renforcement de l’intégration populaire régionale face à l’offensive néolibérale qui avance dans la région. Ce besoin d’intégration a reçu plusieurs noms : construction d’une citoyenneté régionale, lutte active et unie, établissement d’alliances, de réseaux et de plateformes. Mais au-delà des noms, tous les intervenants ont souligné l’urgence de se renforcer pour résister à la récurrence des violences et proposer des alternatives aux crises actuelles.

Qu’y a-t-il après le néolibéralisme ? Nous devons surmonter la rationalité du capitalisme et l’impudeur du néofascisme, qui constituent une menace civilisationnelle, et nous devons remettre la vie et l’humanité au centre.

Les réflexions et analyses ont mis un accent particulier sur la crise alimentaire, les risques pour la disponibilité de l’eau et la recherche de justice environnementale, soulignant que ce système n’a pas la capacité de répondre aux revendications concrètes de la classe ouvrière. La destruction des forêts, la prospection pétrolière et les « économies vertes » ne sont pas des nécessités ; ce sont des activités qui vont à l’encontre de la sécurité alimentaire et de la souveraineté. Les groupes environnementaux ont convenu de mettre l’accent au niveau régional sur la lutte pour la souveraineté alimentaire et de renforcer la participation populaire dans l’unité en vue de la COP 30 Climat, qui se tiendra au Brésil en 2025.

La participation de Francia Márquez, leader sociale d’origine africaine et vice-présidente de la Colombie, a été particulièrement célébrée, qui a souligné la nécessité de décoloniser le territoire latino-américain : « L’Amérique du Sud fournit le cacao et le café, le Nord fournit le sceau et le prix. C’est inacceptable et nous nous battrons pour cette émancipation. Elle a appelé à éradiquer les inégalités, la peur, l’anxiété dans lesquelles vivent nos peuples : « Selon la FAO, depuis 2019, la faim a augmenté de 30 % en Amérique latine et dans les Caraïbes, alors que cette région est le garde-manger mondial » et a fermé en appelant à semer « les graines d’un combat pour parvenir à une Amérique latine unie et pacifique ».

Le document final de la réunion propose un ordre du jour pour reprendre le chemin de la coopération régionale basé sur six axes : 1) Démocratie et intégration régionale avec une participation sociale de premier plan ; 2) Libre circulation, citoyenneté régionale et droits des migrants ; 3) Travail et droits pour tous, en ces temps de transformations accélérées ; 4) Transition juste et souveraineté énergétique pour l’intégration ; 5) Souveraineté alimentaire, et 6) Faire face à la crise climatique avec la justice environnementale, en considérant qu’à la base des crises climatique, environnementale et alimentaire se trouve le modèle de mort et d’inégalité imposé par le capitalisme.

 

29 févr., 2024
Posted in Defending Rights, Uncategorized