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Les Communautés et les Populations Autochtones sont capitales pour l’intégration de la biodiversité, souligne le nouveau rapport sur la Journée Mondiale de la Terre.

22 Avril 2016 : A l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre, la Coalition Mondiale des Forêts (GFC) [1] a publié une nouvelle note d’information intitulée «  L’Intégration de la Biodiversité et la Résilience de la Conservation Communautaire » [2], devançant les réunions de la Convention sur la Diversité biologique (CDB) des Nations Unies [3] qui se tiennent du 25 avril au 6 mai 2016 à Montréal (Canada) [4]. Le document réclame aux gouvernements nationaux l’inclusion des Zones et Territoires préservées par les Populations Autochtones et les Communautés Locales (ICCAs), ainsi que d’autres initiatives de conservation communautaire, en tant que stratégie clef pour accomplir l’intégration de la biodiversité. Les Etats-Membres sont mandatés par la CDB pour intégrer la conservation et l’usage durable de la biodiversité au sein, par exemple, des secteurs primaires de l’agriculture, des forêts et zones de pêches [5].

La note d’information est basée sur les résultats de la première année de l’Initiative sur la Résilience de la Conservation Communautaire [6], laquelle a facilité des évaluations participatives sur la résilience de la conservation communautaire par plus de 30 communautés de 10 pays. Ces résultats montrent qu’en pratique, la biodiversité peut être intégrée à un niveau local, par le biais d’approches basées sur les droits qui favorisent autant la nature que les moyens de subsistance des hommes. « Il existe d’innombrables exemples de pratiques coutumières par lesquelles les communautés sauvegardent la biodiversité. En agriculture, ils conservent les variétés traditionnelles dans leurs champs et cheptels, tandis qu’en matière de pêche, ils peuvent avoir des zones traditionnellement interdites à la pêche ou des périodes de l’année telles que le moment des taboos dans les îles Samoa et Salomon. Leurs droits sur leurs terres doivent être garantis afin qu’ils puissent renforcer leur résilience », a déclaré Mrinalini Rai, la Conseillère de la Coalition Mondiale des Forêts sur les Peuples Autochtones et le Genre.

Cover Mainstreaming FRLe document souligne aussi des menaces telles que les opérations piscicoles industrielles de large échelle qui sapent les moyens de subsistance des communautés côtières, les plantations monoculturales à visée commerciale qui remplacent diverses forêts et qui cassent les moyens de subsistance des personnes y vivant, ainsi que les pratiques agricoles dites de la « Révolution Verte » qui ont des répercussions néfastes sur les systèmes agricoles traditionnels. « Nous accueillons le soutien croissant des gouvernements, des donateurs et de la société civile pour les ICCAs et pour la conservation communautaire. Mais cet appui demeure relativement modeste par comparaison aux subventions et autres incitations corrompues allouées à des formes d’agriculture, de foresterie et de pêche non-durables », souligne Alejandro Diego Cardona, Président de la Coalition Mondiale des Forêts. « Nous pressons fortement les gouvernements à supprimer progressivement de telles subventions, en ligne avec les Objectifs de la Convention sur la Diversité Biologique d’Aichi [7]. »

Les approches à l’intégration de la biodiversité basées sur le marché et orientées par le secteur privé, telles que les schémas de certification, gagnent en popularité ; mais la Coalition Mondiale des Forêts avise contre cette tendance. « Ces approches ne réduisent pas les niveaux globaux de la production et de la consommation, et elles sont nourries par des intérêts purement commerciaux, lesquels sont les causes souches de la perte de la biodiversité. Nous entendons souvent parler d’ « analyse de rentabilisation » pour la biodiversité, mais nous devrions plutôt nous concentrer sur l’ « analyse des moyens de subsistance » pour la biodiversité », a déclaré Mary Lou Malig, Coordinatrice de Campagnes de la Coalition Mondiale des Forêts.

La notice d’information expose une liste de recommandations, par exemple, le besoin de reconnaître de façon appropriée et de soutenir les ICCAs et les autres initiatives de conservation communautaire, notamment les lois coutumières. Plus largement, ce document demande un renforcement effectif des régulations environnementales, de la cohérence politique et de la coordination institutionnelle transversale à divers secteurs et  ministères.

Notes

[1] La Coalition Mondiale des Forêts est une coalition internationale de presque 80 ONG et Organisations de Populations Autochtones de 53 différents pays, luttant pour des politiques de conservation forestière basées sur les droits et socialement justes. Lien : https://globalforestcoalition.org/media

[2] L’intégration (mainstreaming) de la biodiversité et la résilience de conservation communautaire: https://globalforestcoalition.org/wp-content/uploads/2016/04/mainstreaming-biodiversity-paper-FR.pdf

[3] La Convention sur la Diversité Biologique (CDB) est un traité environnemental multilatéral, actuellement avec 169 Etats-Membres. Ses objectifs sont ceux de la conservation de la diversité biologique, l’usage durable de ses éléments, et le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation de ressources génétiques. Lien : https://www.cbd.int/intro/default.shtml

[4] Le 20ème meeting du Corps Subsidiaire de Conseil Scientifique, Technique et Technologique (SBSTTA-20) de la Convention sur le Diversité Biologique se tient du 25 au 30 Avril 2016 à Montréal au Canada. Le premier meeting du Corps Subsidiaire sur l’Implémentation (SBI-1) a lieu du 2 au 6 mai 2016 à Montréal, au Canada.

[5] Tel qu’il l’est recommandé par le Plan Stratégique 2011-2020 pour la Biodiversité de la CDB et les Objectifs d’Aichi.

[6] L’Initiative sur la Résilience de la Conservation Communautaire (CCRI) est un effort conjoint d’un grand nombre d’Organisations de Populations Autochtones (OPA), de Groupes de Femmes et d’ONG, coordonné par la Coalition Mondiale des Forêts, et qui entreprend des évaluations de terrain (bottom-up)  sur les efforts de conservation menés par les locaux au sein de communautés d’au moins 20 pays. La CCRI vise à contribuer à l’implémentation du Plan Stratégique 2011-2020 pour la Biodiversité de la CDB en fournissant un conseil sur les formes les plus efficaces et appropriées de soutien à la conservation communautaire. Voir : http://bit.ly/1SwrcBl

[7] Les Objectifs pour la Biodiversité d’Aichi (Objectifs d’Aichi), qui sont inclus dans le Plan Stratégique 2011-2020 pour la Biodiversité de la CDB, sont organisés sous 5 Visées Stratégiques, et 20 Objectifs. Ils fournissent une ligne de conduite cohérente sur la manière de mener à bien et à terme le Plan Stratégique de conservation de la Biodiversité entre 2011 et 2020. Lien : https://www.cbd.int/sp/targets/

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22 avril, 2016
Posted in Press releases, ressources et publications, Supporting Community Conservation